hờ sơ Trường sa, Hoàng sa …
hờ sơ Trường sa, Hoàng sa …cách đây 13 nămbài FEER viết từ năm 1994″…The late Ho Chi Minh was once asked whether he was pro-Soviet or pro-China. He responded that he was pro-Vietnam. It is now time for Hanoi to acknowledge that there were times when the Saigon administration was more pro-Vietnam than the government in the North. “
Tháng Mười Hai 19, 2007 lúc 3:00 chiều
Les Spratly au cœur des tensions en Asie
http://www.monde-diplomatique.fr/1996/03/RAISSON/2477
mars 1996 – Pages 30 et 31
Les Spratly au cœur des tensions en Asie
Fantasmes de conflit en mer de Chine méridionale
Portant le nom d’un capitaine de baleinier du XIXe siècle, les Spratly sont un archipel de minuscules îlots et récifs de corail situés au cœur de la mer de Chine méridionale, à 1 500 kilomètres des côtes chinoises, 400 des côtes vietnamiennes et environ 300 des côtes philippines ou malaisiennes. Plus qu’une zone géographiquement précise, il s’agit d’un espace où s’expriment aujourd’hui les rapports de forces entre les pays d’Asie du Sud-Est et d’Asie de l’Est (1).
Par Virginie Raisson
Directeur des recherches au Laboratoire d’études politiques et d’analyses cartographiques (LEPAC).
25 février 1992 : le Parlement chinois adopte une loi maritime qui place la plus grande partie de la mer de Chine méridionale sous sa souveraineté. Pékin s’approprie ainsi une zone triplement stratégique : elle a d’importantes ressources en hydrocarbures, elle est située sur le passage de grandes voies maritimes internationales, et elle est revendiquée partiellement ou totalement par six autres Etats (Indonésie, Vietnam, Malaisie, Brunei, Philippines et Taïwan).
Cette décision unilatérale alimente, depuis, des rumeurs de conflits. Tel qu’il est défini par la nouvelle loi, le territoire chinois comprend désormais les îles Senkaku (selon l’appellation chinoise, Diaoyutai), Paracel (Xisha) et Spratly (Nansha). La République populaire exerçant sa souveraineté sur sa mer territoriale (12 milles nautiques) et les zones contiguës (12 milles nautiques), l’ensemble couvre dès lors la plus grande partie de la mer de Chine méridionale et de ses ressources.
Sur le plan juridique, la revendication reste imprécise. Pour légitimer ses revendications en mer de Chine orientale ou en mer Jaune, la Chine s’appuie sur l’étendue de son plateau continental. Mais, pour la mer de Chine méridionale, elle invoque des « raisons historiques » qu’elle refuse d’expliciter elle ne peut faire valoir une présence ancienne et continue sur les îles. La portée juridique du vocabulaire utilisé pour qualifier les espaces maritimes revendiqués (eaux intérieures, mer territoriale, eaux archipélagiques) est également incertaine.
Les prétentions chinoises paraissent, en outre, volontairement vagues sur le plan géographique : la représentation en pointillé des nouvelles frontières maritimes pourrait indiquer une marge de négociation. De fait, l’étendue revendiquée comprend des zones d’exploitation et des installations contrôlées par l’Indonésie, la Malaisie ou les Philippines. En l’absence d’un règlement particulier sur le partage des eaux de mer de Chine, la jurisprudence internationale donnerait à ces pays les droits que confère une zone économique exclusive (ZEE). L’appropriation unilatérale par Pékin semble donc aussi peu légitime que crédible.
D’où cette hypothèse : la Chine revendiquerait, en étendant ainsi sa souveraineté, plutôt qu’un territoire défini par des critères physiques, topographiques et juridiques objectifs, un espace politique et économique établi selon d’autres paramètres. Mais lesquels ? La première réponse réside dans la situation géographique de l’archipel, de chaque côté duquel transiterait un quart du commerce mondial (1). Et la Chine exercerait donc un contrôle non seulement sur ces voies maritimes, mais aussi sur le dense réseau des lignes aériennes qui survolent la région.
Second paramètre, le sous-sol de l’archipel : il recèlerait en effet des réserves d’hydrocarbures estimées par les Chinois à 205 000 milliards de barils d’équivalent pétrole (BEP), mais d’un volume infiniment plus réduit selon les compagnies pétrolières prospectant dans la région. Aux gisements potentiels s’ajoutent les bassins de production qui entourent l’archipel : ceux de Nam Con Son, Thanh Long et Dai Hung au large du Vietnam, Natuna au nord de l’Indonésie, Malampaya et Camago au nord de l’île de Palawan, Jintan, Serai et Saderi au large de Sarawak, et les bassins du nord-ouest de Sabah (2).
Au total, la Chine prétend donc mettre la main sur la plus grande partie des bassins pétroliers situés en mer de Chine méridionale. On n’en est pas là, mais la bataille fait déjà rage entre Vietnamiens et Chinois, par compagnies pétrolières interposées… En mai 1992, Pékin autorise la compagnie américaine Crestone à explorer une concession de 25 155 kilomètres carrés située à l’ouest des Spratly, à 300 kilomètres environ d’Ho Chi Minh-Ville juste à côté de la concession vietnamienne de Dai Hung. Le gouvernement d’Hanoï proteste alors vivement devant ce qu’il considère comme une violation de sa zone de souveraineté économique (3). La réponse des Chinois est dénuée de toute ambiguïté : en juillet 1992, ils débarquent comme ils l’avaient déjà fait en 1988 quelques troupes sur un récif de l’archipel, y posent une borne frontière et assurent à la société américaine l’appui de leurs forces armées. Le Vietnam rétorque en avril 1994 en concédant à un consortium pétrolier mené par Mobil l’exploitation du gisement de Thanh Long, adjacent à celui exploité par Crestone.
La situation énergétique respective du Vietnam et de la Chine éclaire la véritable portée de ce contentieux. Pour Hanoï, l’exploitation et l’exportation d’hydrocarbures sont au cœur de la reconstruction économique. Représentant 12 % des investissements étrangers depuis 1988 et près d’un tiers des exportations, le pétrole compte parmi les principales sources de revenus. Il fournit l’énergie bon marché indispensable à l’industrialisation (aciéries, usines d’engrais, complexes pétrochimiques et centrales électriques). Or, selon les plus récentes explorations, le plateau continental vietnamien, en grande partie revendiqué par les Chinois, contient des réserves de pétrole dont les évaluations varient entre 3 et 5 milliards de barils, plus quelque 300 milliards de mètres cubes de gaz.
En Chine aussi, les ressources énergétiques conditionnent le développement industriel. Les gisements exploités sur son sol s’épuisent, et le bas prix du pétrole ne favorise pas l’exploitation de nouveaux champs les investisseurs étrangers préfèrent aujourd’hui des forages plus rentables. De surcroît, les infrastructures chinoises d’exploitation et de transport sont insuffisantes. Situés au nord-est et à l’extrême ouest du pays, les lieux de production sont éloignés des régions de forte consommation : ainsi les zones économiques spéciales, concentrées dans le sud de la Chine, doivent payer une énergie considérablement renchérie par son transport en oléoducs. Avec une augmentation limitée à 2 % par an, la production de pétrole ne répond plus à la demande que génère une croissance économique annuelle de 10 % en moyenne depuis dix ans. C’est dire l’enjeu que constitue, pour Pékin, l’exploitation de nouveaux gisements dans les Spratly.
Un vide stratégique à combler
Par-delà le seul Vietnam, la tentative de Pékin de mettre la main sur les hydrocarbures de la mer de Chine méridionale pourrait finir par l’opposer à presque tous les Etats riverains. Les revendications chinoises couvrent par exemple les îles indonésiennes Natuna, et singulièrement le gisement de gaz du même nom situé à 250 kilomètres au nord-est de ces îles. C’est l’un des plus importants du monde : évalué à 137 000 milliards de mètres cubes, il a fait l’objet, en janvier 1995, d’un accord d’exploitation de 35 milliards de dollars entre la compagnie pétrolière d’Etat Pertamina et la société américaine Exxon. Cependant, l’engagement d’une nouvelle société américaine dans la zone ne suffit pas à rassurer les Indonésiens, d’autant que la demande d’éclaircissements juridiques, adressée par Djakarta à Pékin en juillet 1994, est restée sans réponse…
La menace verbale de Pékin de recourir à la force pour défendre sa souveraineté ajoute encore aux incertitudes. Non seulement l’Armée populaire de libération multiplie ses opérations depuis le début de la décennie, mais elle intervient de plus en plus vers le sud de la mer de Chine méridionale. Entre les accrochages de 1974 dans les Paracel, archipel situé plus au nord au cours desquels un bâtiment de guerre chinois avait coulé un navire vietnamien et les nouveaux heurts sino-vietnamiens de 1994, on ne compte plus les incidents, notamment à l’occasion de l’installation par les forces de Pékin de bornes de souveraineté.
La Chine occupe ainsi militairement huit îlots de l’archipel. Elle n’est pas la seule : le Vietnam en occupe vingt-cinq, les Philippines, huit, la Malaisie, trois et Taïwan, un. Or, si l’installation de structures permanentes vise surtout à consolider les positions respectives des uns et des autres sur le plan juridique, le conflit qui les oppose dépasse désormais une simple rivalité autour des ressources de la région. Le cadre économique du débat est débordé par les ambitions nationalistes qui alimentent les discours philippin, vietnamien et surtout chinois.
Paradoxalement, malgré la multiplicité des enjeux de tous ordres, l’implication d’acteurs de plus en plus nombreux et les tensions militaires croissantes, qui menacent de déstabiliser la région, la recherche d’une solution globale n’a pas avancé. Ce retard préoccupant tient pour une part à l’absence, jusqu’en 1994, de structure appropriée pour traiter de la sécurité en Asie. La fin de la guerre froide a amené les deux Grands à se désengager de la région, comme l’ont montré le départ des Russes de leur base vietnamienne de Cam Ranh et celui des Américains de Subic Bay aux Philippines.
Ce vide stratégique, le forum régional sur la sécurité lancé en 1994 par l’Asean ne peut le combler. Le nombre de ses>membres et la diversité de leurs intérêts apparaissent déjà comme de sérieux handicaps. Il leur reste à déterminer la place à donner aux pays non membres de l’Asean (4) dans l’adoption de mesures de sécurité qui ne concernent que les Asiatiques. Sans oublier les grandes interrogations politiques. Comment s’assurer de la sincérité des intentions chinoises ou coréennes, s’agissant de débattre avec des puissances étrangères de dossiers tels que Taïwan ou les Corées ? La Chine participera-t-elle effectivement à un forum créé, soupçonne-t-elle, dans l’intention de la contenir ? Peut-on établir un climat de confiance avec un pays que les membres de l’Asean considèrent comme la principale menace pour la sécurité de la région, surtout s’agissant de négociations sur des tensions dont il passe pour le principal acteur ?
A défaut de pouvoir résoudre les conflits, les pays de l’Asean ont opté pour la diplomatie préventive, avec pour premier objectif l’adoption de mesures de confiance. Rien de surprenant si l’ordre du jour du dernier forum, tenu en juillet 1995, ne comportait ni le conflit sur les Spratly, ni les essais militaires chinois au large de Taïwan, mais plutôt les essais nucléaires français ou la situation politique en Birmanie (pays non membre). Les problèmes de souveraineté en mer de Chine firent néanmoins l’objet de maintes discussions dans les couloirs d’une réunion où se retrouvent tous les pays concernés par la question des Spratly.
Le conflit plonge les Etats-Unis dans de redoutables contradictions. D’un côté, les contraintes budgétaires, le « non-interventionnisme » du Congrès républicain et la redéfinition plus économique de leurs objectifs stratégiques les conduisent à se replier sur des positions militaires traditionnelles. De l’autre, la présence dans la région de nombreuses compagnies pétrolières soutenues par de puissants groupes de pression à Washington, les incertitudes du transport maritime, la volonté de contenir les ambitions chinoises et les sollicitations des pays de la région les contraignent à intervenir dans le débat.
Officiellement, les Américains s’opposent à l’usage de la menace ou de la force militaire pour faire valoir les revendications de n’importe quel pays. S’ils refusent de prendre position sur la légitimité juridique des revendications, ils invoquent le droit international pour dénoncer les menaces sur la libre activité maritime dans la zone des Spratly. Mais le Pentagone hésite entre la nécessité de rassurer les Etats de la région, y compris en manifestant de la fermeté vis-à-vis des ambitions chinoises, et le besoin de maintenir le dialogue avec Pékin pour des raisons stratégiques générales, comme l’accès au marché chinois ou le freinage des livraisons de technologies nucléaires au Pakistan ou à l’Iran.
Faute de trancher entre tant d’impératifs, Washington joue sur tous les tableaux. Les pressions commerciales et la manipulation de la susceptibilité de Pékin sur la question taïwanaise se combinent avec des gestes militaires : possibilité depuis mai 1995 de transfert d’avions de combat F 16 aux Philippines, envoi en juillet 1995 de commandos de marines à Puerto Princesa pour entraîner les troupes philippines, entraînements conjoints de la VIIe flotte avec les Japonais et les Sud-Coréens au large des côtes chinoises, projets du même type avec les Thaïlandais et les Singapouriens.
Les Japonais, quant à eux, ont renoncé en 1951 à tous leurs droits sur les îles de l’archipel qu’ils avaient occupé à partir de 1939 (5). Mais près de 70 % de leur approvisionnement en pétrole passe par la mer de Chine méridionale. Comme les Américains, ils entendent protéger les intérêts de leurs compagnies pétrolières. La détermination ou non des Chinois à mettre en œuvre leur loi maritime de 1992 vaut aussi pour les îles japonaises de Senkaku. A Tokyo, la discrétion est de rigueur. On soutient la recherche d’une solution pacifique, mais sans se prononcer sur le bien-fondé des différentes revendications. Les Japonais disposent toutefois de puissants leviers économiques sur tous les protagonistes, et en particulier sur Pékin. Premier investisseur institutionnel en Chine, le Japon lui sert de caution pour attirer les capitaux privés : un arrêt des prêts japonais pourrait porter gravement préjudice à la recherche par Pékin de fonds étrangers. Par ailleurs, si l’armée japonaise n’a pas les moyens de déployer ses troupes dans la région, elle est à la fois dotée d’équipements sophistiqués et bien entraînée pour les opérations en milieu maritime ouvert. En attendant, froisser Pékin n’entre pas dans les visées de Tokyo, qui entend au contraire ménager ses propres intérêts sur un marché très prometteur. S’inspirant de l’expérience du détroit de Malacca dans les années 60, certains tablent même sur une médiation japonaise pour résoudre le conflit de souveraineté en mer de Chine méridionale (6).
Médiations indonésiennes
Depuis cinq ans, c’est aux Indonésiens qu’on doit la plupart des efforts de médiation. N’ayant aucune revendication sur les îles de l’archipel, Djakarta avait alors offert ses bons offices, organisant des rencontres annuelles pour discuter des moyens d’« éviter un potentiel conflit en mer de Chine ». Mais son initiative subit de rudes secousses. En 1993, l’Indonésie perd sa neutralité en s’apercevant que la ligne de revendication chinoise intégrait les îles Natuna. En 1994, quelques jours seulement après l’une des rencontres annuelles, les Chinois n’hésitent pas à installer une nouvelle borne de souveraineté sur le récif Da Lac. Les relations sino-philippines se détérioreront à nouveau en 1995, à la suite de la découverte, en février, de nouvelles installations militaires chinoises sur le récif Mischief.
La concertation sous les auspices indonésiens pourrait néanmoins connaître une certaine relance, grâce à la déclaration d’intention faite par Pékin à l’occasion du forum régional sur la sécurité de l’Asean de juillet 1995. Pour la première fois, les Chinois s’affirment disposés à négocier avec l’ensemble des pays de l’organisation. Et ils acceptent comme base de discussion la convention de l’ONU sur le droit de la mer signée à Montego Bay en 1982 mais pas encore ratifiée par leur Parlement (7).
Jugés à l’aune de ce document, les arguments avancés à l’appui des différentes revendications sur les Spratly apparaissent plutôt faibles. Aucune des parties prenantes ne peut faire état d’une présence permanente d’ailleurs impossible dans le passé sur ces îles, ni d’un contrôle continu de fait sur elles. Impropres à la survie humaine et non viables économiquement, ces fragments d’îles et de récifs ne sont pas légalement qualifiés pour justifier l’instauration d’une zone économique exclusive ou même la délimitation d’un plateau continental. Les plateaux continentaux vietnamien et malaisien, qui s’étendent jusque dans la zone des Spratly, auraient beaucoup plus de poids pour la détermination des frontières maritimes que les récifs de l’archipel.
Le procédé de l’équidistance amènerait à fixer les frontières maritimes sans tenir compte des récifs, mais en traçant des lignes médianes à partir de points de côte des Etats riverains. Elles pourraient même être ajustées en fonction de la longueur des côtes de chaque pays. Dans cette hypothèse, la Chine et Taïwan réunis, le Vietnam et les Philippines obtiendraient des zones de superficie à peu près équivalente. L’archipel des Paracel reviendrait effectivement à l’ensemble Chine-Taïwan, qui ne pourrait toutefois prétendre à aucun droit sur les blocs géologiques situés plus au sud, c’est-à-dire sur les principaux gisements de gaz et de pétrole de la zone.
En l’absence d’assentiment des Etats concernés, la convention préconise, pour les zones semi-fermées, un accord sur le partage des ressources au-delà des 200 milles de ZEE. La Chine pourrait préférer cette formule, conforme à sa position traditionnelle et qui lui donnerait accès aux hydrocarbures de la région tout en préservant sa marge de manœuvre en matière de souveraineté. Une formule de développement conjoint de la zone devrait également satisfaire les Etats-Unis et le Japon, soucieux de ne pas avoir à intervenir pour assurer la sécurité de leurs navires ou de leurs compagnies pétrolières.
Durcissement à Pékin
Un partage du pétrole suffirait-il à écarter les risques de conflit ? On peut en douter, car la question de la souveraineté resterait ouverte. Or les hommes au pouvoir à Pékin sont prêts et ils ne manquent pas de le rappeler à employer la force pour faire respecter celle de l’Etat chinois. Les pays de la région s’inquiètent d’autant plus de leurs intentions que, malgré le doute que le flou de ses revendications induit, la République populaire n’émet aucun signal de nature à les rassurer.
Or les pays de l’Asean ne peuvent que constater le durcissement du régime chinois : répression accrue au Tibet et contre toutes les formes de dissidence, envoi de missiles au large de Taïwan à la veille du forum de l’Asean ou encore intransigeance dans les négociations sur l’avenir de Hongkong. Ils assistent à l’accroissement du budget consacré à la modernisation de l’armée, avec ses conséquences : essais d’armes nucléaires et de missiles balistiques, achat d’armements russes (vingt-quatre avions SU-27 en 1992, plus récemment dix sous-marins) et projet d’en fabriquer en Chine. A quoi s’ajoute, dans la région, la rumeur d’installations militaires dans la mer d’Andaman, au large des côtes indiennes et birmanes. Autant d’éléments qui peuvent être interprétés comme significatifs de la volonté hégémonique d’une Chine où le pouvoir de l’armée tend à se renforcer. Et pour cause : dans la lutte pour la succession de M. Deng Xiaoping, chacun des prétendants le président Jiang Zemin, le premier ministre Li Peng et le vice-premier ministre Zhu Rongji tente de se gagner les faveurs des militaires, derniers et puissants dépositaires de l’héritage de la révolution. Au lieu d’impulser un débat sur les réformes indispensables, la course au trône privilégie la légitimité des idées conservatrices : objectif d’abord économique, orientation à la fermeté à l’intérieur comme à l’extérieur, ton nationaliste…
Cette montée en puissance du pouvoir central et de l’armée se nourrit des peurs de l’appareil. Politiques et militaires redoutent l’effondrement du monde communiste et de ses valeurs, qui affaiblit la légitimité du Parti ; les manifestations de plus en plus nombreuses de l’opposition ; l’autonomie grandissante des provinces côtières réveillant le spectre d’une Chine fragmentée. Ils craignent le nouvel ordre issu de la guerre du Golfe et ses conséquences : réaffirmation du leadership américain et arrogance politique de Washington (comme avec l’octroi à M. Lee Teng-hui, candidat à la présidence de Taïwan, d’un visa pour se rendre aux Etats-Unis en voyage privé), création du forum régional sur la sécurité vécu par les Chinois comme visant à les contenir, etc.
Or, historiquement, la mer de Chine du Sud cristallise la fragilité de la défense chinoise. C’est par là que les puissances occidentales vinrent contrôler la région au XIXe siècle. Par là aussi que les nationalistes échappèrent aux forces révolutionnaires. Par là enfin qu’Américains et Soviétiques assirent leur domination régionale pendant la guerre froide. Bref, le contrôle du flanc sud commande la sécurité de la République populaire.
Tous les ingrédients d’un conflit sont donc réunis. Le contexte nourrit l’agressivité du pouvoir central. L’armée, avec le renforcement de son influence politique et la modernisation de son équipement, en a les moyens. Le pétrole comme le retour de Taïwan dans le giron de Pékin représentent des enjeux de taille. Le nationalisme exacerbé alimente l’escalade, l’occupation du shengcun kongjian (espace vital) en mer de Chine méridionale constituant un objectif mobilisateur. Et la loi de 1992 prétend couronner ce qui est présenté comme une légitimité historique : la presse ne manque pas de rappeler les jours glorieux où les Chinois naviguaient dans les Spratly, diffusant alentour la culture et la technologie avancées des Han.
Demain, la guerre ? L’hypothèse paraît malgré tout fort improbable. Et d’abord en raison des limites logistiques de l’Armée populaire de libération. Si ses forces marines, sous-marines et héliportées pourraient sans doute s’emparer des îles sans trop de difficulté, la distance qui sépare les Spratly des bases arrière chinoises exigerait des capacités aériennes dont elle ne dispose pas encore l’entraînement des pilotes sur les SU-27 ne garantit pas la supériorité chinoise dans des opérations en mer. La marine serait donc vulnérable face aux forces aériennes et aux missiles des Malaisiens et des Indonésiens, géographiquement mieux placés par rapport à l’archipel et dotés de technologies aériennes plus sophistiquées.
L’économie plaide aussi contre toute aventure. La croissance de la Chine s’appuie sur le commerce régional et sur les investissements étrangers, qui ne résisteraient pas à un conflit dans les Spratly. Pourquoi sacrifier, sur l’autel d’une provisoire sécurité et d’aléatoires ressources énergétiques, un processus économique qui assoit le maintien du régime chinois et finance la modernisation de son armée ? Cette contradiction, les pays de l’Asean l’ont bien saisie. S’ils se savent incapables d’empêcher la Chine, poussée par d’impérieux motifs de politique intérieure, de déclencher l’affrontement, ils n’ignorent pas que le développement des investissements, de la dépendance commerciale et de l’intégration économique leur offre des instruments de dissuasion plus convaincants.
Pour des raisons internes et externes, Pékin doit affirmer sa puissance : la mer de Chine méridionale le lui permet. La Chine bénéficie du vide stratégique laissé par Américains et Soviétiques ainsi que d’un rapport de forces favorable. Elle manipule aisément les fantasmes de ses voisins, combinant le secret sur son budget militaire et le flou sur ses intentions. Elle peut rêver d’une revanche sur les vexations que les Occidentaux lui ont infligées autrefois en l’écartant de la négociation. Elle exerce aussi des pressions indirectes sur Hongkong ou Taïwan, y compris en les isolant d’éventuelles solidarités asiatiques. Elle émet des signes discrets à ses propres provinces côtières du Sud, rappelant l’aptitude du régime central à contrôler l’ensemble du territoire. Elle y manifeste enfin sans ambiguïté, à l’adresse de tous, ses ambitions régionales, voire mondiales.
Là réside sans doute la clef de l’attitude de Pékin. Une utilisation habile du dossier des Spratly peut lui ouvrir les ressources stratégiques de la région. Sans risque réel, elle espère affirmer ainsi son profil de grande puissance, en attendant d’avoir les moyens économiques et militaires d’en être vraiment une. Il ne serait donc pas surprenant que les questions liées à l’exploitation des hydrocarbures trouvent une réponse à moyen terme. Mais les questions de souveraineté resteront, selon toute vraisemblance, en suspens : afin que Pékin conserve son épouvantail diplomatique.
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(1) Les Spratly désignent à la fois un archipel et des îlotsde cet archipel. Par ailleurs, la localisation géographique de certains récifs par rapport aux terres les plus proches suscite des positions différentes.
(1) De nombreux récifs affleurants interdisent aux navires de gros tonnage la traversée de l’archipel.
(2) Voir carte.
(3) Zone d’extension de son plateau continental.
(4) L’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) regroupe la Thaïlande, la Malaisie, Singapour, l’Indonésie, Brunei, les Philippines, et, depuis juillet 1995, le Vietnam. Une fois par an, le forum rassemble ses dix-neuf membres (les sept membres de l’Asean, le Japon, les Etats-Unis, l’Union européenne, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud, ainsi que la Chine, la Russie, le Laos, la Papouasie-Nouvelle-Guiné e et le Cambodge) pour discuter des questions de sécurité en Asie.
(5) Lors de la conférence de San Francisco qui marque la fin de la guerre du Pacifique, les Japonais abandonnent tout droit sur les îles Spratly. Mais le texte de la conférence ne donne aucune indication quant à la souveraineté sur ces îles.
(6) Le conflit sur le régime de navigation dans ce détroit stratégique, qui opposait alors Singapour, l’Indonésie et la Malaisie, avait pu être résolu en 1968 grâce au soutien logistique et technique des Japonais.
(7) Selon un diplomate indonésien cité par le Financial Times du 15 février 1996, cette ratification interviendrait avant l’été.
http://www.monde-diplomatique.fr/1996/03/RAISSON/2477 – mars 1996
Tháng Mười Hai 22, 2007 lúc 11:00 sáng
http://www.atimes.com/atimes/China/IL20Ad01.html
Tháng Mười Hai 22, 2007 lúc 11:28 sáng
China, Vietnam churn diplomatic waters
By Andrew Symon
Just as Hanoi prepared to enjoy the rewards of a diplomatic charm offensive, culminating in taking up for the first time a non-permanent seat on the United Nations Security Council beginning next year, tensions have resurfaced with China over long-disputed and potentially oil-and-gas rich territories in the South China Sea.
Public exchanges between Hanoi and Beijing asserting their respective territorial claims of the Paracel Islands, in the north of
the South China Sea, and the Spratly Islands in the south, and surrounding waters are becoming increasingly shrill.
Underscoring the escalation of words, Vietnam authorities for the first time in recent memory permitted several hundred students and others to demonstrate over the past two weekends outside the Chinese embassy in Hanoi and consulate in Ho Chi Minh City.
Waving Vietnamese flags and wearing T-shirts with the red and gold starred Vietnamese flag, protestors held maps of the disputed islands and signs saying ”China hegemony jeopardizes Asia” and ”Beware of the invasion.” They were quoted as shouting ”Defend the homeland”and ”Down with China.”
Given the usual official intolerance of public demonstrations in Vietnam, the fact that these protests were allowed indicates that the dispute over the South China Sea, or what Vietnam refers to as the East Sea, has the potential to dangerously escalate moving into 2008.
There have been occasional naval clashes over the Spratly Islands. In 1988, China and Vietnam clashed over possession of Johnson Reef in the Spratlys. Chinese gunboats sank Vietnamese transport ships supporting a landing party of Vietnamese soldiers.
Over the past year, the problem periodically made news headlines then quickly faded as the two countries moved to defuse tensions and reassert their confidence in recent warming bilateral ties, which have included several reciprocal visits by political leaders and top officials, and growing economic links.
Yet the failure to resolve the South China Sea dispute has kept historical antagonisms alive. In April, Beijing complained that a BP-led gas exploration and development project off southern Vietnam was being conducted in China’s territorial waters. Hanoi denied Beijing’s claim, but BP has suspended its exploration in the area, known as block 5.2. China has recently challenged energy exploration in other offshore blocks tendered by Vietnam.
One case in particular involves India’s state-owned ONGC and the offshore blocks 127 and 128, located off Vietnam’s central coast, it was awarded in May 2006. On November 22, the Chinese embassy in New Delhi wrote to ONGC to say that the concession award of the blocks by Vietnam was not valid. To date ONGC has invested US$100 million in its exploration program in the concession areas.
More dramatically, in early July Chinese naval vessels fired on a Vietnamese boat near the Paracel Islands, causing one death and several injuries. While it is has not been uncommon for Chinese naval vessels detaining Vietnamese fishing vessels for straying into contested waters, the use of force was unusual and seemed to represent an escalation in tensions.
Hanoi has so far responded with restraint. While being firm about its territorial claims in official statements, Hanoi declined to take a provocative stand and remained reticent in speaking publicly about meetings it held with Beijing over the issue. But the December demonstrations outside China’s diplomatic missions suggest that Hanoi is now taking a firmer stand.
That has not been lost on Beijing, which publicly chided the Vietnamese for allowing and possibly even encouraging the protests. The Chinese Foreign Ministry said that China was ”highly concerned” and urged Vietnamese leaders to ”prevent further developments and avoid harming bilateral relations”.
”China has indisputable sovereignty over the South China Sea islands,” ministry spokesman Qin Gang told a regular news conference amid the protests.
What may have finally provoked Hanoi was a policy measure enacted in November by the Chinese State Council administratively incorporating both the Paracel and Spratly Islands into Hainan Island Province. A Chinese administrative outpost on one of the Paracels, Woody Island, was reportedly given the new status as ”county-level city” of Sansha through the administrative act.
The Vietnamese Foreign Ministry said in apparent response that Vietnam had “adequate historical evidence and sufficient legal basis to proclaim its sovereignty” over both archipelagoes. The ministry also said that the Chinese action had seriously violated Vietnam’s sovereignty and did not correspond with the prior common understandings reached by the two countries’ leaders. In November, Hanoi also protested against a Chinese military exercise conducted in the Paracels.
Vietnamese Prime Minister Nguyen Tan Dung raised the issues on the sidelines of the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN) summit in Singapore in mid-November while meeting Chinese Premier Wen Jiabao. Dung later said the two countries should continue to exchange opinions to find suitable fields and forms of cooperation in disputed and overlapping areas in accordance with international laws and with full consultation and consensus with related parties.
Diplomatic divergence
From Vietnam’s perspective, that would include adherence to the 1982 United Nations Convention on the Law of the Sea and the more recent 2002 ASEAN declaration for the peaceful resolution of conflicts in the South China Sea, where the Philippines, Brunei, Malaysia and Taiwan also have competing claims.
Wen said he agreed that the two sides should implement their top leaders’ agreements to cooperate, maintain peace and stability, and ”keep calm in dealing with emerging issues through solutions acceptable by both sides, so as not to affect bilateral relations.” Wen also reportedly said that he hoped the South China Sea issue could be solved through a joint exploitation approach, while putting to one side maritime boundary claims.
That would draw a box around the disputed areas and allow exploitation of any petroleum or other resources found in the areas through a joint development scheme under which returns would be shared. There is already one tripartite exploration program underway between China’s CNOOC, Vietnam’s PetroVietnam and the Philippine National Oil Company in one eastern region of the Spratlys.
Apart from churning diplomatic waters, the re-emergence of the South China Sea dispute casts an unwelcome cloud over Vietnam’s latest international triumph, given its recent selection to assume one of the two-year non-permanent seats on the United Nations Security Council. Just as accession to the World Trade Organization earlier this year marked a milestone in Vietnam’s efforts to open and integrate globally its economy, so its election to the Security Council underlined the country’s rising stature in the regional and international community.
Over the past year, Hanoi has pushed hard to raise and improve Vietnam’s international profile. Prime Minister Dung, a 58-year-old who assumed office in April 2006, has made a series of diplomatic forays. These include a visit in late January to Rome to meet Pope Benedict in the Vatican to discuss the situation of Vietnam’s several million Catholic adherents. Foreign leaders, ministers and business delegations have also been beating a path to Vietnam’s door, attracted by the country’s strong commercial prospects.
Hanoi has sought to avoid diplomatic controversy. It has reached out in all directions, maintaining ties with old communist allies in Cuba and Russia while building trust with former adversaries in the US, Europe and Australia. Hanoi has also innovatively looked to build ties in South America, especially with Venezuela and Brazil, and has demonstrated a willingness to transcend US-led antagonisms and reach out to North Korea and Iran.
Aside from the South China Sea dispute with China, the only major diplomatic issue facing Vietnam has been recent criticism in the US and European Union about its harsh treatment of pro-democracy dissenters and its ongoing restrictions on religious freedom. Even here, Hanoi has tried to defuse tensions, declaring that human rights are respected in Vietnam and taking certain actions to moderate criticism, such as the occasional release or reduction in sentence of high-profile imprisoned dissidents.
Some contend that Vietnam’s conciliatory approach was part and parcel of its lobbying effort to win a seat at the UN Security Council, where Vietnam will speak for the 53 Asian nation block along with the existing non-permanent Council member Indonesia and permanent member China. Hanoi will soon find itself in more difficult diplomatic terrain, when it will be called upon to make binding decisions and votes that have an impact on relations with countries it has recently cultivated at a bilateral level.
For Dung and his generation of leaders in the Communist Party-led government, the importance and prestige of achieving Security Council membership cannot be underestimated. Dung, who in the American war was a young Viet Cong guerrilla in the south and has been a card-carrying member of the Communist Party since 1967, has watched the full cycle of Vietnam slipping into international isolation in the 1970s and 1980s, tentatively coming in from the cold in the 1990s and now assuming a senior leadership position at the UN’s central decision-making forum.
It wasn’t that long ago that Vietnam was the focus of Security Council criticism, following its invasion of Cambodia in December 1978 and its subsequent 11-year occupation of the neighbouring country. Then Vietnam’s relations with China were a point of global concern after a short but bloody border war between the two sides in 1979, Beijing’s armed response to Hanoi’s military move to oust the Chinese-backed Khmer Rouge regime.
Only after the UN-brokered 1991 Paris Peace Agreement ended Cambodia’s foreign-influenced civil war was Vietnam able to restore normal relations with non-Soviet bloc countries, including China, with which it re-established full diplomatic ties that same year. Now those crucial bilateral relations are strained again, this time over contiguous island chains but similarly with wide-ranging implications for regional stability. As Vietnam prepares to enter the front ranks of the international community through its UN posting, it’s not beyond the realm of possibility that its own bilateral tensions with China could during its term end up on the Security Council’s agenda.
Andrew Symon is a Singapore-based journalist and analyst who regularly visits and writes on Vietnam and the wider Mekong region. He may be reached at: Andrew.symon@yahoo.com.sg
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Tháng Mười Hai 23, 2007 lúc 12:00 sáng
[...] hờ sơ Trường sa, Hoàng sa … hờ sơ Trường sa, Hoàng sa …cách đây 13 nămbài FEER viết từ năm 1994″…The late Ho Chi […] [...]
Tháng Mười Hai 26, 2007 lúc 10:19 chiều
THÔNG CÁO BÁO CHÍ VỀ BUỔI HỘI THẢO TRƯỜNG SA – HOÀNG SA VÀ BỐI CẢNH CHÍNH TRỊ VIỆT NAM NGÀY NAY.
Ngày 24/12/2007
TỔ QUỐC-DANH DỰ-TRÁCH NHIỆM
TẬP THỂ CHIẾN SĨ VNCH HẢI NGOẠI
Ngày 02/12/2007 Trung Quốc công bố quyết định mang Hoàng Sa và Trường Sa của Việt Nam sáp nhập vào một đơn vị hành chánh gọi là Tam Sa thuộc tỉnh Hải Nam của Trung Quốc. Đây là thủ tục hành chánh nhằm công khai hóa, chính thức hóa hành động xâm lược Hoàng Sa và Trường Sa do Trung Quốc chủ động .
Qua sự kiện Hoàng Sa và Trường Sa bị thôn tính, để thông đạt tình hình thời sự của cộng đồng Người Việt Quốc Gia hải ngoại , cũng như để khẳng định quan điểm của Tập Thể Chiến Sĩ VNCHHN trên sự kiện này:
Ngày 23 tháng 12 tại Hội Quán Little Saigon Radio – Westminster, California, Tập Thể Chiến Sĩ VNCHHN đã có buổi hội thảo chính trị dưới sự chủ toạ của Chủ Tịch Hội Ðồng Ðại Diện TTCSVNCHHN, cùng sự tham dự của quý thân hào nhân sĩ, trí thức uy tín có những hoạt động chính trị tranh đấu cho Dân Chủ và Nhân quyền Việt Nam, quý đồng hương sinh sống tại Quận Cam và vùng phụ cận.
Sau khi phân tích tình hình, cử toạ tham dự đã phát biểu sôi nổi về sự bất trung, bất nghĩa của CSVN khi nhượng đất dâng biển cho ngoại bang cũng như lên án sự bất nhân, bất tín của Trung Cộng khi có chủ trương bá quyền và hành động xâm lược trên lãnh thổ, lãnh hải của Việt Nam. Qua đó, Tập Thể Chiến Sĩ Việt Nam Cộng Hoà Hải Ngoại long trọng tuyên cáo trước đồng bào và các cựu dân quân cán chính VNCH trong và ngoài nước như sau:
Tập Thể Chiến Sĩ Việt Nam Cộng Hoà Hải Ngoại
TUYÊN CÁO :
Xét rằng
Do mối quan hệ ngoại giao trong hệ thống Cộng Sản quốc tế mà nay Trung Cộng là lãnh đạo duy nhất, vì để bảo vệ quyền lợi riêng của tập đoàn thống trị đảng CSVN, chính sách ngoại giao hằng cữu của CSVN đối với Trung Quốc là sự tuân phục triệt để.
Qua Công hàm ngày 14/09/1958, Thủ Tướng CSVN Phạm Văn Đồng đã ngang nhiên công nhận lãnh hải 12 hải lý là của Trung Cộng nhưng trong thời điểm đó Chính phủ VNCH là chính phủ Miền Nam Việt Nam trên căn bản luật pháp quốc tế của Hội Nghị Geneve, Quần Ðảo Trường Sa và Hoàng Sa thuộc quyền kiểm soát của chính phủ VNCH cho tới ngày 30-4-1975 khi CSVN cưỡng chiếm toàn bộ Miền Nam Việt Nam. Do đó giá trị công pháp quốc tế trên công hàm này là một hành động cưỡng quyền của CSVN, và cưỡng đoạt của CS Trung Quốc.
Hơn thế nữa, sự vi hiến nầy còn trầm trọng hơn, là vào tháng 02/1972, Cục bản đồ trực thuộc phủ thủ tướng CSVN đã phổ biến một ấn bản họa đồ thế giới, trên đó, tên Hoàng Sa và Trường Sa của Việt Nam bị bôi bỏ, thay vào là tên Tây Sa và Nam Sa của Trung Quốc. CSVN đã cống hiến biển và đất của Việt Nam cho Trung Quốc thông qua mật ước lãnh hải 1999 và mật ước lãnh thổ 2000.
Điều này cho thấy sự gian trá của CSVN đã phản bội máu xương của tiền nhân trong công cuộc dựng nước và giữ nước và đã phạm đại trọng tội với dân tộc Việt Nam, với hơn tám mươi triệu đồng bào trong nước, và với hơn ba triệu người Việt Nam Quốc Gia sinh sống tại hải ngoại.
Xét rằng:
CSVN là tập đoàn đang cầm quyền tại Việt Nam, phải chiụ trách nhiệm gìn giữ đối với dân tộc Việt Nam từng thước đất và hải phận của quốc gia. Nhưng CSVN đã khiếp nhược trước quyền lực của quan thầy Trung Quốc và ngược lại đối với việc chăm lo cho nhân dân họ tỏ ra khinh thị, trấn áp gây ra sự lầm than, đưa nhân dân vào cảnh mua bán con người làm nô lệ cho ngoại nhân, phụ nữ Việt Nam bị ô nhục vì sự tham ô bất tận.
Suốt hơn ba mươi hai năm cầm quyền, CSVN đã chỉ bảo vệ quyền lợi của tập đoàn thống trị tham nhũng, đã có hành động xem thường Ðạo Sống Việt Nam, chà đạp tín ngưỡng bằng việc phá hoại các nơi tôn nghiêm thờ phượng của Giáo Hội Tin Lành, Công Giáo, Phật Giáo Hoà Hảo, Cao Đài, Giáo Hội Phật giáo Việt Nam Thống Nhất, bằng cách cầm tù, quản chế các tu sĩ Công Giáo , Phật Giáo , Cao Đài, và gây ra những cuộc thảm tử của các tín đồ Tin Lành , Phật giáo Hoà Hảo, v.v…
Và xét rằng:
Trung Quốc từ ngàn xưa trong lịch sử đã luôn có âm mưu thôn tính Việt Nam, vì Việt Nam có địa bàn chiến lược về quân sự và kinh tế rất quan trọng đối với khu vực Đông Nam Á. Do đó trong mục tiêu bành trướng của Bắc Kinh, những khu vực của Việt Nam đã bị Trung Cộng thôn tính là mở đầu cho thế trận xâm lược toàn cõi Việt Nam nói riêng và bá quyền thế giới nói chung.
Lãnh thổ và lãnh hải cũng như con người Việt Nam thuộc về Dân tộc Việt Nam, là bất khả xâm phạm, không có cá nhân, tổ chức hay thế lực nào được quyền trao đổi mua bán hoặc chiếm đoạt .
Nhà cầm quyền CSVN phải chiụ trách nhiệm trước Lịch Sử và Dân tộc Việt Nam về sự mất mát hai Quần Đảo Hoàng Sa, Trường Sa cũng như các địa danh đã bị Trung Cộng đóng cột mốc ở Ải Nam Quan ,Thác Bản Giốc, Suối Phi Khanh, v.v… . Bởi các lý lẽ trình bày ở trên, Tập Thể Chiến Sĩ Việt Nam Cộng Hòa trân trọng tuyên cáo:
Thứ nhất :
Tập Thể Chiến Sĩ VNCH/HN khẳng định hai quần đảo Trường Sa và Hoàng Sa thuôc chủ quyền của Dân Tộc Việt Nam và bất cứ sự thôn tính nào của Ngoại bang và đặc biệt của Trung Cộng dù dựa trên văn bản được ký kết với CSVN hay được tán đồng từ công hàm 1958 của Phạm Văn Đồng mà Trung Cộng đang công khai hành chánh là vô hiệu đối với toàn dân Việt Nam.
Thứ hai :
Tập Thể Chiến Sĩ VNCH/HN Cực Lực lên án CSVN đã cấu kết với ngoại bang , phản bội dân tộc, dâng đất biển cho ngoại bang làm vật trao đổi để bảo vệ quyền lực của tập đoàn thống trị và tham nhũng .
Thứ ba :
Tập Thể Chiến Sĩ VNCH/HN cùng quốc dân đồng bào trong và ngoài nước tố cáo trước dư luận quốc tế hành động của Trung Cộng đã dùng sức mạnh cường quyền để thôn tính lãnh hải Trường Sa và Hoàng Sa của Việt Nam nhằm gia tăng tham vọng bá quyền của
nhà cầm quyền Bắc Kinh và Cộng Sản Trung Quốc.
Thứ tư :
Tập Thể Chiến Sĩ VNCH/HN khẩn thiết kêu gọi tinh thần yêu nước của đồng bào trong và ngoài nước, dưới mọi hình thức biểu tình, đình công , bãi trường, bãi thị, phản kháng bằng văn thư, bích chương cổ động , ở các cơ sở hành chánh, ngoại giao, thị trường chứng khoán , xí nghiệp thương mãi của CSVN và Trung Cộng để buộc CSVN phải có trách nhiệm đòi trả lại chủ quyền ở hai quần đảo Trường Sa và Hoàng Sa cho Việt Nam .
Thứ Năm :
Tập Thể Chiến Sĩ VNCH/HN tuyên cáo khuyến khích, ca ngợi tinh thần dũng cảm yêu nước của nhân dân Việt Nam đã và đang có những hành động phản kháng trước sự khiếp nhược của CSVN.
Tập Thể Chiến Sĩ VNCH/HN quyết tâm cùng đồng bào trong và ngoài nước giải trừ chế độ Cộng sản. Chỉ có lật đổ Chế Độ Cộng Sản Việt nam thì Dân Chủ, Nhân Quyền, Tự Do và toàn vẹn lãnh thổ của Việt Nam mới hoàn toàn được tôn trọng và bảo vệ.
WESTMINSTER HOA KỲ, Ngày 23 tháng 12 năm 2007
Tuyên Cáo này được thành lập tại hội nghị hội thảo
của Tập Thể Chiến sĩ VNCH/HN ngày 23-12-2007 :
- Chủ Tịch Hội Đồng Đại Diện TTCSVNCH/HN
GS Nguyễn xuân Vinh (đã ký)
- Hội Đồng Tư Vấn TTCSVNCH/HN
Thiếu Tướng Bùi Đình Đạm (đã ký)
Đề Đốc Trần Văn Chơn (đã ký)
Thiếu Tướng Nguyễn Khắc Bình (đã ký)
Thiếu Tướng Nguyễn Hữu Tần (đã ký)
- Chủ Tịch Hội Ðồng Giám Sát TTCSVNCH/HN
KQ Nguyễn Văn Ức (đã ký )
Với sự hiện diện và đồng thuận của quý vị :
LS Lâm Lễ Trinh Cựu Bộ Trưởng nội Vụ VNCH.
Giáo Sư Nguyễn Thanh Trang ,
Giáo Sư Lưu Trung Khảo,
Giáo Sư Trần Huy Bích,
Trần Minh Công ,
Thi Sĩ Nguyễn Chí Thiện,
Ký giả Huy Phương,
Luật sư Trần Sơn Hà,
TT/ĐH Âu Châu Nguyễn Nhựt Châu,
Bác Sĩ Trần Văn Cảo,
Giáo sư Trần Đức Thanh Phong,
Sinh Viên Lý Vĩnh Phong và nhiều đại biểu thuộc các Cộng Đồng, Hội Đoàn Chính Trị, cựu Quân Nhân và rất đông thành phần trẻ. Đặc biệt có cụ Lam Sơn Lão Nông Võ Toàn, 96 tuổi, đến từ Bắc California.
http://www.huongduong.com.au/article_2102.html
Tháng Chín 24, 2008 lúc 7:15 chiều
http://levantrung.wordpress.com/files/2008/09/oil-conflict-south-china-sea.pdf